Moustiques génétiquement modifiés au Burkina : des “volontaires” payés 2400 FCFA/jour pour se faire piquer

Dans un article du Times of London, l’on apprend que des « volontaires » du village de Bana, au Burkina Faso, sont soumis à des piqûres de moustiques six heures par jour contre la somme de 2400 FCFA. Ceci dans le cadre d’expérimentations impliquant des moustiques génétiquement modifiés pour lutter contre le paludisme, menées par le consortium Target Malaria. 
En juin 2018, la Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique africain (COPAGEN-Burkina) – dont le CESAO est membre – avait eu l’occasion de rencontrer des « volontaires » du village de Pala (village à quelques encablures de Bobo) qui ont livré un témoignage identique. 
Malgré les réserves de beaucoup de chercheurs dans le monde et l’invite à la prudence, l’Agence nationale de Biosécurité a autorisé, en août 2018, le projet Target Malaria (Arrêté N°2018-453/MESRSI/SG/ANB du 10/08/2018 portant autorisation de dissémination contrôlée de moustiques mâles stériles génétiquement modifiés dans le village de Bana ou de Souroukoudingan) a procédé à des lâchers-test des moustiques génétiquement modifiés en milieu ouvert, c’est-à-dire avec pour « cobayes » les populations des villages de Pala et de Sourkoudigan, à Bobo Dioulasso.

Cliquez ici pour lire l’article du Times of London



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